Les violences au Capitole mettent Twitter et Facebook face à leur impuissance

Les violences au Capitole mettent Twitter et Facebook face à leur impuissance

La censure puis le blocage de Donald Trump par Twitter, Facebook, Instagram et consorts sont certes des actes inédits mais ils ne font que souligner l'irresponsabilité et l'impuissance des géants de la tech face à une crise politique et sociétale profonde aux Etats-Unis, à laquelle ils sont tout sauf étrangers. 

Vous êtes déjà toutes et tous au courant. Les Etats-Unis ont connu un événément-choc mercredi 6 janvier. Une vague de supporters pro-Trump ont investi le Capitole à Washington, où le Congrès américain était réuni pour certifier les résultats de l'élection présidentielle, donnant le démocrate Joe Biden gagnant.

Appelé par le président-élu Joe Biden à calmer le jeu, Donald Trump a publié ce mercredi une vidéo appelant les manifestants à rentrer chez eux sur ses comptes sociaux. Sauf que cette vidéo commençait par rappeler que l'élection de Joe Biden a été volée et terminait par une déclaration d'amour aux manifestants. Dans les minutes qui ont suivi, les réseaux sociaux l'ont tous immédiatement censurée au vu de la situation de presque guerre civile. 

Des scènes d'une violence rare et lourdes de symbole qui ont abouti à au moins quatre décès mais dont NextPit, en tant que site de niche spécialisé sur la tech, n'a pas vocation à vous décrypter. Je ne suis pas politologue et mes jours en tant que journaliste généraliste sont passés depuis bien longtemps. 

Je n'ai donc pas plus de légitimité que n'importe lequel d'entre vous à écrire un article sur ce qui a pu être qualifié d'une tentative de coup d'Etat par The Guardian. En revanche, lorsque des acteurs de la tech s'immiscent dans cette affaire, ça me concerne déjà plus. C'est donc sur ce point que portera mon analyse, rien d'autre.

Et quand je vois qu'il a fallu attendre des morts et une telle surechère de l'absurde pour que Twitter et autres réagissent, trop tard, je ne peux que m'insurger du ridicule que m'ont inspiré les réponses de ces géants de la tech. Ces entreprises pourtant réputées si puissantes et si influentes.

Mais plus que la question du timing, ce que j'éxècre par dessus tout c'est la portée insignifiante des mesures prises par ces plateformes, qui ont si longtemps refusé leur responsabilité d'éditeur en se cachant derrière leur statut d'hébergeur. 

Donald Trump est bloqué sur Twitter, la belle affaire

Jusqu'à aujourd'hui, les réseaux sociaux ont toujours refusé de supprimer des publications de Donald Trump, se justifiant en expliquant que le milliardaire était un chef d'Etat en exercice. Ses tweets, aussi polémiques qu'ils ai pu l'être, bénéficiaient d'un traitement de faveur "en raison de leur intérêt public."

Alors certes, Twitter avait déjà légèrement fléchi son approche cet été en commençant à anoter les tweets considérés comme propageant de la désinformation au plus fort du mouvement Black Lives Matter, peu après le meutre de George Floyd par un policier américain.

Mais après les événements au Capitole ce mercredi, Twitter a pour la première fois supprimé trois publications du président américain et a banni son compte pendant 12 heures. Si les équipes de Trump ne font pas du ménage sur son profil, la suspension pourrait d'ailleurs devenir définitive prévient le réseau social. Pour rappel, lorsque Donald Trump ne sera plus président, Twitter a déjà prévenu qu'il risque l'exclusion pour tout son mauvais comportement. 

Mais ce n'est pas la première fois que Trump va trop loin. Ce n'est pas la première fois que le président appelle, implicitement ou non, à des violences. Ce n'est pas la première fois non plus que des manifestations pour ou contre Trump et alimentées par la chambre de résonnance des réseaux sociaux aboutissent à un ou plusieurs décès. 

Les événements du Capitole d'hier ne sont pas une occurrence isolée, partie de rien. Ils sont le produit d'un climat toxique entretenu depuis au moins quatre ans. "Pendant quatre ans, vous avez rationalisé cette terreur. L'incitation à la trahison violente n'est pas un exercice de liberté d'expression. Si vous travaillez dans ces entreprises, c'est aussi votre faute. Arrêtez tout!", a ainsi exhorté Chris Sacca, l'un des investisseurs historiques de Twitter et Instagram.

Ellen Pao, investisseuse tech et ancienne PDG de Reddit, a affirmé hier que le chaos actuel est directement lié à l'inaction de Jack Dorsey, le patron de Twitter. En novembre dernier, Ellen Pao et Laura Gómez, une ancienne fondatrice et PDG du secteur technologique, ont demandé à Dorsey de limiter l'influence de Trump sur Twitter, accusant explicitement le POTUS d'utiliser Twitter pour inciter à "un coup d'État". "[Nous] leur avons dit de faire ce qu'il fallait. Ils ne l'ont pas fait. Et voilà où on en est", a écrit Pao sur Twitter.

Mais à quoi bon bannir Trump maintenant? Ce que je veux dire par là c'est que certes, le blocage est justifié vu le contexte. Mais quel impact concret ce blocage a-t-il eu sur le déroulement des événements et sur leur apaisement? Aucun!  Non seulement cette décision inédite intervient beaucoup trop tard, mais elle est ridiculement insignifiante.

Facebook, Instagram et Youtube se réveillent après avoir fait double jeu

Sur Facebook et Instagram, Donald Trump a reçu une suspension de 24 heures pour le même comportement. Là encore, c'est inédit. Les réseaux sociaux détenus par Mark Zuckerberg ont toujours été plus cléments que Twitter envers le président Trump.

Zuckerberg s'était d'ailleurs chamaillé avec Twitter, au sujet de l'anotation de certains tweets de Trump, invoquant la liberté d'expression (beaucoup plus absolue aux US qu'en Europe) et alors que bon nombre de ses employés contestaient l'inaction de Facebook en interne. 

Comme pour Twitter, la lenteur de Facebook à réagir et la portée plus que relative d'un simple blocage de 24 heures ne sont pas des prouesses qui méritent qu'on saute au plafond. Loin de là!

D'autant plus que, comme l'a expliqué le New York Times ce jeudi 7 janvier, les manifestants pro-Trump avaient ouvertement discuté pendant des semaines de ce qu'ils comptaient faire à Washington sur une page Facebook appelée Red-State Secession.

La page avait demandé à ses quelque 8000 followers de partager les adresses d'"ennemis" perçus dans la capitale du pays, y compris les adresses personnelles de juges fédéraux, de membres du Congrès et d'éminents politiciens de l'opposition.

Toujours selon le New York Times, un post publié mardi 6 janvier sur ledit groupe disait que les gens devraient être "prêts à utiliser la force pour défendre la civilisation". Plusieurs commentaires en dessous du post montraient des photos de fusils d'assaut, de munitions et d'autres armes. Dans les commentaires, les gens parlaient d'"occuper" la capitale et d'agir pour forcer le Congrès à renverser les résultats des élections.

donald trump capitol red state secession
Une série de captures d'écran de la page Red-State Secession avant sa supression de Twitter et Facebook. / © Captures d'écran @Ryan Mac via Twitter

Facebook a déclaré avoir supprimé la page Red-State Secession ce mercredi matin. Avant son retrait, la page dirigeait ses adeptes vers d'autres réseaux sociaux comme Gab et Parler, qui ont gagné en popularité dans les milieux de l'alt right depuis 2016 pour leur politique de modération plus laxiste que celle des plateformes mainstream. 

C'est donc bien beau de bloquer Trump pendant 12 ou 24 pauvres heures. Mais où était cet esprit d'initiative lorsque des utilisateurs lambda, ou même des responsables politiques de moindre envergure que le président américain envenimaient le climat politique déjà très tendu? 

L'assaut du Capitole diffusé en live sur Twitch

Le site tech Gizmodo nous apprend par exemple que Derrick Evans, membre nouvellement élu de la Chambre des délégués de Virginie-Occidentale, a diffusé une vidéo de lui au milieu de l'émeute en live sur Facebook.

Twitch, la célèbre plateforme de streaming, initialement destinée au gaming mais qui s'ouvre de plus en plus avec des streamers politiques, a également hébergé des lives de manifestants pro-Trump durant l'assaut du Capitole, comme l'a remarqué Vice

Ainsi, la chaîne Twitch certifiée "WOKE" a diffusé en continu une mosaïque de multiples streams en simultané. Certains provenant de journalistes au milieu de la foule, d'autres de passants aux abords du Capitole mais aussi certains de figures de l'alt-right, participant activement à l'émeute. 

Twitch n'a pas encore réagi au traitement des événements de mercredi par des utilisateurs hébergés sur sa plateforme. Tous ne sont d'ailleurs pas néfastes. Certains streamers politiques, de gauche ou de droite, font d'ailleurs un travail quasi-journalistique en captant une forte audience et en décryptant en direct les événements diffusés via les chaînes d'info en continu. Tout n'est pas noir ou blanc, je le concède volontiers. 

Mais c'est tout de même extrêmement risible que la première "mesure phare" de Twitch ce jeudi ait été, non pas de s'intéresser à cette question, mais plutôt de bannir une simple emote en raison de sa connotation supposée avec l'"alt-right". Je vais faire simple puisque tout le monde ne connaît pas la culture Twitch. 

Donc, rapidement, les emotes Twitch sont utilisés dans les chats des différents live pour réagir à une certaine situation et ont la particularité de souvent découler d'une inside joke de la communauté. Ce sont des références à des mèmes créés par la communauté, les streamers ou Twitch directement. 

Dans le cas présent, c'est l'emote PogChamp, (utilisé pour qualifier quelque chose de positif) ou Pog/Poggers qui a été banni. Cet emote est en effet inspiré du visage du joueur professionnel de Street Fighter Ryan “Gootecks” Gutierrez. Ce dernier a publié une série de tweets autour de l'assaut du Capitole à la suite du décès d'une manifestante pro-Trump abattue par la police. Des tweets qui, selon Twitch, incitaient implicitement à de nouvelles violences pour que, comme l'a expliqué Gutierrez, "la mort de cette martyr de MAGA n'eut pas été vaine."

C'est tout de même un comble, surtout pour Twitch qui est connu pour avoir des conditions d'utilisation très strictes et pour avoir la main lourde lorsqu'il s'agit de sanctionner les comportements qui y contreviennent.

C'est donc ça la toute puissance de Twitter et Facebook et compagnie, ces géants qui font les élections et manipulent prétendument notre destin politique comme un ministère de l'ombre? Laissez-moi rire! 

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32 Commentaires

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  • Ali Gator depuis une semaine Lien du commentaire

    Sujet délicat.

    D'un côté, on a rapproché à Twitter et Facebook d'être trop laxiste face aux coups de colère de Trump. Et maintenant qu'ils ont agit en supprimant quelques publications et en bloquant temporairement ses comptes, on crie à l'entrave à la liberté d'expression.

    C'est déjà assez difficile pour eux de faire respecter les règles, ça l'est encore plus quand chaque décision entraine son lot de polémiques. Comme si toutes les décisions prises par Facebook et Twitter ne sont jamais les bonnes.

    Les réseaux sociaux sont devenus un nouvel espace d'expression pour les gens. Et maintenant qu'il y a plusieurs milliards d'utilisateurs tous réseaux confondus, ça en devient quasi-impossible de sonner la fin de la récré quand une bagarre éclate dans la cour d'école.

    Au final, les réseaux sociaux, c'est un peu comme la vie. Nous sommes libres d'y faire et de dire ce qu'on veut. Mais comme avec toute liberté, il faut des règles, sinon c'est le "bordel".


    • Antoine Engels
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      depuis une semaine Lien du commentaire

      Oui, ta conclusion marche en France, où la liberté d'expression est effectivement encadrée de manière assez précise par la loi.

      Mais aux US, cette liberté est beaucoup plus large et beaucoup moins encadrée.

      Par exemple, en Allemagne, où je vis, faire un salut Nazi est illégal et passible d'une amende voire de prison.

      Aux US, t'as un arrêt "Skokie" de 1977 par exemple où une Cour d'appel avait autorisé une manifestation néonazie dans une petite ville de l’Illinois pourtant au départ interdite par la mairie. Cet arrêt est depuis devenu une jurisprudence de principe, appliquée de manière générale par tout le système judiciaire. De facto, une manif néo nazie est tout à fait légale aux US.

      Je simplifie énormément mais ce que je veux dire par là c'est qu'on a absolument pas la même conception de liberté d'expression ni même de l'expression tout court. Une règle qui irait de soi pour nous Français serait vue comme une atteinte grave à une liberté fondamentale par les Américains.

      Mais le truc c'est que trop souvent on confond la liberté d'expression avec le droit de dire tout ce qu'on veut sans jamais être remis en cause, ou débattu ni même raisonné.

      La liberté de s'exprimer s'est transformée en interdiction aux autres de contester ce qu'on exprime, au risque d'être accusé de censure. C'est le refus du contradictoire qui pose réellement problème, la liberté d'expression n'est qu'un prétexte pour refuser le débat.

      Et ça vaut pour les trumpistes comme les démocrates, pour les US comme pour la France.


      • louis hory depuis une semaine Lien du commentaire

        Noam Chomsky (juif, il va sans dire) venu défendre en France le négationniste Faurisson (en plus, ancien du PCF) difficile à expliquer à des cerveaux français.
        Autres lieux, autres mœurs !


  • "Tentative de coup d'état"... 😂 Encore un délire d'anti-Trump. Lorsqu'on veut faire un coup d'état, on prévoit un peu plus d'artillerie que des drapeaux et des déguisements. N'oublions pas que les gens qui ont été tués hier l'ont été par les forces de l'ordre, n'inversons pas les choses. Un dernier baroud d'honneur de la part de militants pro-Trump dégoûtés qu'on leur ait volé leur élection, ça oui, mais tout sauf un "coup d'état". Ça paraît tellement évident.

    Quant aux réseaux sociaux, je ne supporte pas leur censure. Soit il y a liberté d'expression, soit il n'y en a pas. Je ne suis pas pour que celle-ci soit limitée. Ou bien que l'on dise officiellement qu'une partie de la population mondiale est complètement débile et incapable de réfléchir par elle-même. Mais alors, ne pourrait-on pas aussi décider d'interdire la publicité ? Ou les campagnes électorales de tous nos arracheurs de dents ?


    • Antoine Engels
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      depuis une semaine Lien du commentaire

      Mais est-ce que c'est pas un peu le discours que tu tiens parfois, quand tu parles des gens "endormis", des moutons manipulés par les médias. Est-ce que ça ne revient pas à considérer qu'une partie de la population, celle qui ne partage pas ton avis, est complètement débile et incapable de réléchir par elle même?

      Et pour la tentative de coup d'Etat, appeler, même implicitement, ses électeurs à lutter contre le vol SUPPOSÉ et PAS PROUVÉ d'une élection afin de renverser le résultat et rester au pouvoir, ça coche un certain nombre de cases tout de même. Personnellement, je n'irais pas jusqu'à parler de Coup d'Etat puisqu'un coup d'Etat suppose un projet, une ambition et une conscience toutes politiques, ce qui n'était pas le cas des tête de gondole des émeutiers qui n'ont finalement rien fait de plus que ce que font les casseurs de tous bords (de gauche comme de droite) en marge des autres manifs. Je trouve ça délirant que tu normalises ça en parlant de baroud d'honneur lol, comme si c'était un mouvement social classique.

      Enfin pour les 4 morts, seules les causes du décès d'une des manifestantes sont effectivement établies. Elle a été abattue par la police. Une police qu'on sait violente aux US et qui a tué par le passé pour des actes bien plus banals que ce qui s'est passé hier. J'ai d'ailleurs été vraiment surpris que le bilan ne soit pas plus lourd. Et ça ne devrait évidemment pas être moins tragique uniquement parce que la victime était pro-Trump. Les trois autres décès, une femme et deux hommes, doivent faire l'objet d'un examen médico-légal.


      • Tiens, cadeau : aubedigitale.com/des-questions-concernant-le-chaos-au-capitole-auxquelles-il-faut-absolument-apporter-des-reponses/

        On dirait bien que cette énième manipulation commence à être éventée... Mais on n'en entendra évidemment pas parler dans les médias traditionnels. Pas grave, heureusement que de plus en plus de gens ont compris qu'il fallait se réinformer ailleurs. 😏


      • nas depuis une semaine Lien du commentaire

        site sans référence, anonyme... tu es bien naif a croire ce genre de site. 🤣😂


      • artylax depuis une semaine Lien du commentaire

        Bravo pour ton tweet qui est une parfaite illustration de ce qu'est le complotisme : une opinion préconçue + des valeurs intellectuelles précaires + des sources bidons + la certitude que tout est fake = complotisme...merci Camarade 😉


      • Antoine Engels
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        depuis une semaine Lien du commentaire

        Non merci, ton cadeau je le connais, aube digitale est bien connu pour être bidon. Moi aussi je peux te filer un lien https://www.conspiracywatch.info/aube-digitale. Et je t'invite aussi à lire le dossier de News Guard sur ce site.

        Mais je sais que ça ne te fera pas changer d'avis. En fait, je trouve ça d'ailleurs vraiment dingue à quel point le complotisme pousse certains à être ultra critiques avec les sources d'info sérieuses mais par contre avalent la bouche grande ouverte un torchon écrit par un tocard sur un site douteux, tout ça pour se conforter dans sa propre croyance.

        C'est effarant. Et ça me fait aussi marrer d'un côté quand je pense aux leçons de morale que tu as pu me prodiguer sur l'éthique journalistique.

        nas


      • La différence entre les journalistes et moi, c'est que je n'assène pas mensonge sur mensonge avec suffisance comme ils le font H24. La plupart des journalistes connaissent pertinemment la vérité sur de nombreux faits, mais ils font le choix courageux de se taire et de se soumettre. Heureusement qu'il en existe quelques uns qui sont des exceptions à la règle.


      • "Connu pour être bidon" ? Ah bon ? Connu de qui ? Seuls les soi-disant "complotistes" (terme savamment choisi pour tenter de décrédibiliser les gens lucides et non formatés) connaissent ce genre de site. Mais ça me fait plaisir de savoir que ce site est connu, car il rapporte sans aucun doute plus de faits réels que l'ensemble des médias mainstream corrompus.


      • Antoine Engels
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        depuis une semaine Lien du commentaire

        Bon écoute, tu penses ce que tu veux. Et je dis ça sincèrement. Je m'en fous et j'ai zéro intention de te faire changer d'avis ni de te convaincre de quoi que ce soit. Mais si c'est pour faire la pub de sites douteux, peu importe à quel point tu les apprécies, NextPit n'est pas la plateforme pour ça. Appelle ça de la censure, ou ce que tu veux. Mais c'est comme ça. Tu pourras parler de moi sur tes réseaux et de ma tentative de faire taire la vérité que tu t'acharnes à défendre en tant que citoyen si bien informé.


      • Le problème c'est que lorsqu'on aborde des sujets sulfureux, comme l'histoire du Capitole mais pas seulement, il ne faut pas s'étonner qu'ils provoquent des réactions, et il faut surtout accepter la contradiction. Sinon, il faut supprimer les commentaires ou bannir tout ceux qui ne pensent pas comme l'auteur de l'article. C'est un choix. Mais aucune envie de ma part de pourrir l'ambiance, ni de faire de la pub.

        Je dis ça sans lèche, au plaisir de lire tes futurs articles, que je trouve tous excellents. On ne s'entendra pas sur certains sujets politiques, mais peu m'importe, ce n'est pas le but de Nextpit de toute façon.

        Et je suis au-delà d'aller baver ailleurs ma frustration, je n'en suis plus là depuis longtemps, tout simplement parce que j'accepte le principe de contradiction dans un débat.


      • mimile53 depuis une semaine Lien du commentaire

        Maintenant, c'est la mode... Tu ne partages pas la bien-pensance ambiante et tu es qualifié de complotiste 🤔


      • Ça fait un moment que ça dure et ce n'est pas près de s'arrêter. L'animal mainstream blessé par sa perte d'influence n'en est que plus dangereux.


    • louis hory depuis une semaine Lien du commentaire

      Houlà, je la photographie avant qu'elle disparaisse.
      Bien sûr qu'il n'y pas eu de coup d'état MAIS ce qui s'est effectivement passé permet d'en préparer un.
      Hier, les guignols déguisés en clowns étaient loin de "penser" ce genre de truc, par contre, ils pourraient donner des idées aux individus type Steve Bannon, Qanon et compagnie.
      Les étasuniens ont bien plus que nous, Français, "l'habitude" d'assassiner leurs présidents.
      D'ailleurs ça fait longtemps, depuis Kennedy, qu'ils n'y sont pas remis 😉


    • mimile53 depuis une semaine Lien du commentaire

      @Jerome69Paris

      Parfaitement d'accord avec toi. En France, la "liberté" d'expression est, à mon avis, devenue trop encadrée à tel point que les gens, je pense notamment aux "humoristes" qui s'autocensurent, n'osent plus s'exprimer justement LIBREMENT.
      Seul le politiquement correct prévaut dans la plupart des médias "traditionnels".
      Internet était devenu un espace de liberté avec ses qualités et ses défauts... c'est de moins en moins vrai.


      • @mimile53

        Bien d'accord, où sont les Guignols de l'info de Canal Plus ? Ils décapaient et dérangeaient trop. Toujours la fable de la grenouille, cuite à feu doux et qui n'aura plus la force de réagir le moment fatal venu. Mais les gens sont contents de leur sort de rats de laboratoires, ils élisent et réélisent inlassablement leurs bourreaux, bien aidés en cela par les merdias qui leur bourrent le mou H24. Affligeant.

        Edward Snowden ne vient-il pas de déclarer : “Facebook fait officiellement taire le président des États-Unis. Pour le meilleur ou pour le pire, cela restera dans les mémoires comme un tournant dans la bataille pour le contrôle de la parole numérique”.


      • mimile53 depuis une semaine Lien du commentaire

        @Jerome69Paris

        Encore parfaitement d'accord avec toi... "Ça va mieux en l'écrivant".


  • louis hory depuis une semaine Lien du commentaire

    Il est bien temps de porter un avis critique quand chez nous et ailleurs des responsables politiques, des leaders d'opinion mentent effrontément depuis des dizaines d'années sans VOULOIR mesurer les conséquences de leurs paroles et de leurs actes. Je parle, par exemple, des délits et des crimes anti-sémites en France datant de plus de 20 ans et dénoncés par des personnes encore libres comme dans "les territoires perdus de la République" datant de 2002 et relatant des faits largement antérieurs.
    Ces auteurs ont été conspués comme traître à leurs idées et mis au ban des médias qui eux "savent ce qu'ils ne faut pas dire".

    Alors je trouve ce réveil bien tardif. A force de vouloir supporter les "dominés" même quand ils défendent l'indéfendable comme le "je comprends les frères Kouachi" de Virginie Despentes ou les aides matérielles apportées par le CCIF aux organisations défendant la cause du terrorisme islamiste comme BarakaCity et consorts (la plus mauvaise manière d'aider les musulmans tranquilles soit la quasi totalité, je précise car je connais l'incompréhension de certain(e)s ici)

    Oui, il y a de quoi d'en déboussoler plus d'un.

    Aux USA, les pratiques ultraviolentes perpétrées par des suprématistes (blancs) n'est, par contre, pas une nouveauté tout comme le soutien aux "dominés" dans les médias libéraux (ceux que les trumpistes exècrent) Mais vouloir n'y voir que le résultat des actions insupportables de Trump est quand même un peu facile.
    Quand dans un pays on refuse de voir les erreurs des dominés plus que celles des dominants, on fâche à mort les deux camps en France comme aux USA. Il paraît bien temps de l'admettre...
    Alors si Trump a perdu, ses idées (et ses électeurs) n'ont pas baissé pavillon, loin de là.

    Je passe ici, bien trop souvent à mon goût, pour un défaitiste, un catastrophiste, il s'avère qu'il m'arrive d'être pas si loin de la vérité (malheureusement) quand on aborde ces questions de société. Il sera difficile maintenant de faire croire qu'elles restent annexes et n'ont pas leurs places ici...
    En clair, je suis satisfait que les choses évoluent.

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