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Twitter face aux mensonges et fake news des politiciens

Twitter face aux mensonges et fake news des politiciens

Twitter est souvent montré du doigt comme étant l'un des responsables de la diffusion de fake news, mensonges délibérés et théories du complot de tout genre. Lorsqu'il s'agit de politique, les critiques sont encore plus fortes car les tweets des politiciens peuvent être trompeurs mais se traduire par des votes au moment des élections. Face aux demandes de responsabilité citoyenne dans un contexte de fragilité des institutions démocratiques, Twitter a décidé de réagir. Le géant du net teste en ce moment une nouvelle fonctionnalité qui étiquetterait les tweets des politiciens et des personnalités publiques qui ont été signalés comme trompeurs ou mensongers par les autres utilisateurs.

  • Les géants du net face aux fake news

L'importance de Twitter dans la vie politique n'est pas à démontrer. En France comme aux Etats-Unis, les politiciens de tout bord tweetent et réagissent à l'actualité à leur manière. Ils utilisent cet instrument pour communiquer, tester l'opinion publique, se mettre en scène et prendre position en accord avec une stratégie de marketing politique définie par leurs communicants. Malgré la professionalisation de la vie politique, il n'est pas rare de lire des tweets d'hommes ou de femmes politiques qui mentent délibérément, donnent des chiffres absolument faux ou disproportionnés, voire qui prennent des largesses avec l'histoire d'un pays. 

Twitter prend désormais position face à la vague de désinformation qui atteint des sommets durant les périodes électorales. Le réseau social de microblocage né en 2006 est entrain d'expérimenter l'ajout et l'affichage d'étiquettes  de couleurs vives qui apparaîtraient sous les tweets à caractère politique mensongers postés par les politiciens. La fuite rapportée par NBC News a été confirmée par Twitter qui a confirmé sa volonté de cibler la désinformation qu'elle colportait jusqu'alors. L'entreprise n'a par contre pas encore confirmé la date de la mise en service de cette fonctionnalité.

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Twitter / © NBC News

Cette fonctionnalité compterait également un système de points. Les utilisateurs pourraient gagner ou perdre des points en fonction de leur mauvaise foi. Selon la démo en cours, une personne pourrait être créditée de "bons points" pour récompenser sa volonté de surveiller et lutter contre les fake news ou les mensonges des politiciens. Les utilisateurs seraient aussi consultés pour savoir si une information ou une déclaration politique est "vraie", "fausse" ou "partiellement fausse". Ils devraient alors noter le degré de fausseté dans une échelle de 1 à 100 et expliquer pourquoi cette information est fausse.

L'existence de ce test de la part de Twitter n'est pas vraiment une surprise, au regard des critiques reçues provenant des citoyens et de la presse. Twitter a d'ailleurs annoncé qu'il allait commencer à étiqueter à partir du 5 mars les contenus manipulés et qu'il allait mettre en place de nouvelles règles interdisant les fake news notamment. Pour la société, le véritable pari est de se tourner vers ses utilisateurs pour assurer des solutions efficaces contre les manipulations politiques à l'instar de plateformes comme Wikipedia et Reddit où les utilisateurs jouent un rôle de modération de contenu très important.

Et toi, que penses-tu des fake news ? Laisse-nous ton commentaire.

Source : NBC

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3 Commentaires

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  • Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage, c'est bien connu.

    Quant aux notes sur Twitter, les bienpensants se glorifieront d'avoir une note élevée, les lépreux se glorifieront d'avoir la note la plus basse, signe de non soumission à la pensée mainstream. Bref, tout cela ne changera probablement rien à rien.

    Pendant qu'on y est, qu'on nous dise clairement une bonne fois pour toutes ce qu'il faut penser et dire pour avoir le droit de rester en liberté, voire en vie. On y vient tout doucement... Toujours la parabole de la grenouille, cuite à feu doux, ce qui ne l'empêche pas de mourir ébouillantée.


    • Mais là tu te trompes de débat car l'article soulève la question des fake news et contre-vérités proférés par des POLITICIENS et PERSONNALITES PUBLIQUES.
      A la limite, on se fout des conneries que racontent monsieur et madame X, qui d'ailleurs ont parfaitement le droit de dire tout ce qu'ils veulent (il suffit de regarder les contenus de la blogosphere, forums et les commentaires d'articles pour se rendre compte qu'on est loin d'une situation où on censure les propos des internautes, même lorsqu'ils s'agit de mensonges, d'absurdités, de calomnies...)
      Par contre, les personnalités publiques, à commencer par les politiciens, ont une responsabilité dans leur prise de parole. Force est de reconnaître que les leaders politiques orientent les débats vers l'émotion en usant abondamment d'éléments de langage et en ignorant (ou en faisant mine d'ignorer) les faits et la nécessité d'y soumettre leur argumentation, ceci à des fins électorales. Un exemple : quand Trump cherche à justifier ses menaces protectionnistes envers l'Union Européenne devant une assemblée de gouverneurs américains en affirmant que le projet de construction européenne s'est fait dès le départ contre les intérêts des Etats-Unis , il se torche le cul avec la vérité et n'importe qui connait un peu l'Histoire des années 50 (comment s'est construite la CECA en 1951, qui était aux commandes lors de l'élaboration du traité de Rome en 1957) sait qu'il se fout de la gueule du monde. Et le pire, c'est que pas un seul gouverneur dans l'auditoire n'a daigné le contredire...
      Autre exemple : quand Blanquer affirme que 99,9% des enseignants approuvent sa réforme du lycée, il ne s'appuie sur aucun fait objectif, il cherche juste à discréditer les mouvements de contestation de cette réforme en faisant croire qu'ils émanent seulement d'une minorité d'ultra-gauche...Bref, c'est classique, mais malhonnête.
      Même si le phénomène n'a rien de nouveau (Machiavel en parlait déjà), il prend une tournure nouvelle quand on voit la vitesse à laquelle Internet (et les médias sociaux en particulier) fait circuler l'information, et particulièrement la fausse.


      • Mea culpa 🙏 Tu as raison, j'ai tapé à côté. 😊 On verra bien de quelle façon cette pratique sera mise en oeuvre. J'espère simplement qu'elle ne sera pas une façon de museler ou de décrédibiliser certains au profit d'autres. Si c'est pour que tous les anti-Trump se mettent à coller des zéros à chacun de ses tweets, je me demande où tout cela mènera. Cela étant dit, je n'ai rien contre le fait que l'on contrôle la véracité des affirmations du personnel politique, qui a depuis trop longtemps pris l'habitude de dire tout et son contraire. Mais sur les captures d'écrans de l'article, on voit que l'une des sanctions consiste à limiter la visibilité de certains tweets. De là à penser que Twitter a envie de pratiquer la censure, il n'y a pas loin à aller. D'autant plus que depuis 2006, je ne sache pas que grand monde ait été blessé ou ait perdu la vie à cause de tweets, fussent-ils mensongers. Je me méfie également beaucoup de cette nouvelle tendance à diaboliser tout ce qui bouge en criant à la fake news. C'est une astuce bien commode pour se débarrasser d'adversaires qui dérangent. Comme si au bout de 14 ans d'existence, Tweeter réalisait tout-à-coup que certains tweets ne sont pas totalement fondés. On a vu plus rapide à la détente.

        Ce n'est pas non plus moi qui te contredirai concernant la construction de l'Union Européenne, dans laquelle les Américains étaient clairement aux commandes dès le départ. Philippe de Villiers et bien d'autres l'ont "révélé" récemment, ou l'ont en tout cas fait bruyamment savoir à l'écrasante majorité des gens qui l'ignoraient.

        Je ne te contredirai pas non plus au sujet de Blanquer et de sa réforme, ma femme qui est enseignante, ainsi que ses collègues, sont toutes contre cette réforme. Elles doivent sans doute faire partie des 0,01 %. 😏

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