Slack Fight Ep.2: Après la hype, que reste-t-il du scandale WhatsApp?

Slack Fight Ep.2: Après la hype, que reste-t-il du scandale WhatsApp?

Ding, ding, ding. On se retrouve sur le ring pour un nouvel épisode de Slack Fight dans lequel je vais débattre avec mon confrère Carsten de l'après-scandale autour du WhatsApp et des données personnelles, sur notre messagerie interne Slack. 

Presque un mois jour pour jour après la levée de boucliers qu'a suscité WhatsApp en annonçant une mise à jour de ses conditions d'utilisation, depuis rétractée, le moment est venu de s'interroger sur la portée réelle du scandale et de l'effet de mode autour des alternatives à WhatsApp comme Signal ou Telegram. Bref, de savoir si au-delà de la hype initiale et de l'indignation généralisée, le feuilleton WhatsApp a eu des effets notables. 

Après des semaines de traitement médiatique confus, de rétropédallages et autres tentatives de clarifications de WhatsApp et Facebook tout aussi confuses, il est indéniable que la polémique autour de la potentielle collecte de données personnelles des utilisateurs a fait énormément de bruit. 

Certes, le géant de la messagerie instantanée a vite fait de revenir en arrière et d'expliquer que les mesures litigieuses ne concerneraient pas l'Europe et que la mise à jour serait de toute façon reportée. Mais la machine infernale de la cancel culture mêlée à la défiance naturelle et justifiée face aux Gafam n'a pas permis d'inverser la tendance. 

Pour autant, je reste, à titre personnel, convaincu que comme chaque mème Internet, comme chaque bulle médiatique et comme chaque séquence du débat public absorbée par la caisse de résonnance des réseaux sociaux, la hype est bel et bien retombée. 

Je n'ai qu'à compter sur les dix petits doigts de ma main les rares contacts ayant effectivement fait la transition de WhatsApp vers une alternative plus data friendly. Spoiler, dix doigts ce n'est vraiment pas beaucoup. Les gens oublient, passent à autre chose, au scandale suivant puisqu'il serait vain d'espérer avoir assez d'énergie pour s'insurger durablement de chaque nouveau feuilleton.  

Mais parce qu'il n'y a pas que des cyniques chez NextPit, je confronterai mes arguments à ceux de mon collègue allemand Carsten, nettement plus optimiste que moi sur la portée du scandale WhatsApp et de ses effets vertueux. Comme pour le précédent épisode, le débat sera divisé en plusieurs rounds et ce sera à vous de trancher qui de Carsten ou moi, a remporté chaque manche. 

Premier round: Les alternatives à WhatsApp sont plus populaires que jamais. Mais est-ce que c'est vraiment important?

Casi: Je pense que le vent a tourné. Pour la première fois, Facebook/WhatsApp commence vraiment à transpirer. En trois jours seulement, Telegram a bénéficié de 25 millions de nouveaux utilisateurs au début de l'affaire, Signal a même quintuplé son nombre d'utilisateurs, passant de 10 à 50 millions d'utilisateurs sur Google Play, et ce en une seule journée! Les gens fuient WhatsApp!

Antoine: Le battage médiatique autour l'ère post-WhatsApp s'est déjà estompé. Certes, Signal a été téléchargé 7,5 millions de fois en une semaine en janvier dernier, soit une augmentation de 4200% par rapport à la semaine précédente. Telegram, une application similaire, a enregistré 9 millions de téléchargements, soit une augmentation de 91% sur la même période, selon les chiffres de Sensor Tower, une société d'analyse.

Mais souvenez-vous des chiffres de téléchargements "record" annoncés par les différents gouvernements européens lors de la sortie de leurs applications de contact tracing telles que Tous Anti Covid, anciennement StopCovid, au début de la crise sanitaire.

Un téléchargement ne se transforme pas systématiquement en un nouvel utilisateur. L'effet de mode a certainement contribué à une montée en flèche de la popularité des alternatives à WhatsApp. Mais si je regarde le top 10 de mon Play Store (en Allemagne), Signal et Telegram n'y figurent plus, alors que WhatsApp reste dans le top 5.

Comme tout effet de mode, comme un mème, la plupart des gens passent très vite à autre chose et oublient. Ce n'est pas une coïncidence si Signal et Telegram ne communiquent pas sur le nombre de nouveaux utilisateurs qu'ils ont captés depuis le scandale WhatsApp, mais seulement sur le nombre de téléchargements ou leurs classements respectifs dans les stores d'apps.

Tout comme Elon Musk ou Jeff Bezos ne disposent pas de toute leur fortune et leurs actifs en cash, Signal et Telegram n'ont pas nécessairement gagné autant d'utilisateurs actifs (je souligne "actifs") qu'ils n'en ont gagné en téléchargements et en installations.

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Carsten n'est pas le seul à croire en l'ère WhatsApp chez NextPit. / © NextPit

Casi: Bien sûr, les téléchargements ne correspondent pas aux utilisateurs actifs. Mais cela ne change pas le fait que les applications sont installées. J'ai des centaines d'utilisateurs sur WhatsApp et un peu moins de quarante sur Signal, environ quatre-vingt sur Telegram. Pour certains, j'ai pu récemment déplacer la discussion de WhatsApp à la nouvelle application; pour d'autres, cela pourrait se faire plus tard. 

Nous connaissons Facebook. Le prochain scandale arrivera d'une manière ou d'une autre! À la prochaine occasion, les gens se souviendront soit qu'ils ont déjà une autre bonne application de messagerie installée sur leur smartphone, soit au moins qu'ils ont découvert les alternatives comme Signal il y a quelque temps. Ensuite, 50 millions de personnes installeront l'application, et une part de plus en plus importante d'entre elles l'utiliseront. 

C'est comme un boxeur, avec un bon record de victoires, vous pouvez mettre une fois de temps en temps de côté une défaite comme celle que vient d'essuyer WhatsApp. Mais la prochaine fois, ce sera plus difficile de récupérer et au plus tard après cela, même un bon boxeur finira par prendre son dernier KO. C'est ce qui va arriver à WhatsApp, et avec la façon dont Facebook piétine la vie privée de chacun d'entre nous, ces deux prochains coups de massue ne vont pas tarder à frapper.

Qui a remporté cet échange, selon vous?

Signal, Telegram et consorts doivent-ils vraiment remplacer WhatsApp?

Antoine: Cela fait beaucoup de "si" tout de même. Si WhatsApp subit un autre scandale. Si les gens prennent enfin conscience. Mais le fait est que Signal n'est même pas destiné à remplacer WhatsApp de toute façon. Brian Acton, le co-fondateur de la Signal Foundation, qui a par le passé publiquement appelé les utilisateurs à quitter Facebook, a lui-même refusé d'encourager ces mêmes utilisateurs à abandonner complètement WhatsApp. 

"Je n'ai aucune envie de faire tout ce que fait WhatsApp. Mon désir est de donner le choix aux gens", a-t-il déclaré dans une interview avec Tech Crunch en janvier dernier. "Sinon, vous êtes enfermé dans quelque chose où vous n'avez pas le choix. Ce n'est pas strictement un scénario du "tout ou rien"."

Brian Acton envisage plutôt que les gens se fient à Signal pour les conversations avec leur famille et leurs amis proches, et utilisent WhatsApp pour d'autres chats moins privés et moins intimes. Mais pour moi, cela soulève la question de l'interopérabilité inexistante entre les différentes applications de messagerie.

En l'état, la transition entre WhatsApp, Telegram, WhatsApp et autres n'est pas assez seemless. Il y a trop de frictions, elle n'est pas assez immédiate. Et à mon avis, peu d'utilisateurs ont encore accepté de jongler avec différentes applications pour communiquer avec différents membres de leur cercle social. Je sais que ce n'est pas mon cas, par exemple.

Il existe certaines solutions, comme l'application DM Me que j'ai testée, qui permet de passer automatiquement d'une application de messagerie à une autre en fonction de celle utilisée par un contact donné. Mais c'est encore un bricolage qui est tout sauf intuitif et ergonomique.

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DM Me permet de jongler un peu plus facilement entre vos différentes messageries instantanées. / © NextPit

Casi: C'est marrant que tu invoques Brian Acton, le co-fondateur de la Signal Foundation. Après tout, il est aussi le co-fondateur de WhatsApp et sait de quoi il parle. C'est exactement avec son approche qu'il démystifie ton argument selon lequel Signal et consorts ont trop peu d'utilisateurs. 

Il ne s'agit pas de faire en sorte qu'une application soit aussi grosse, voire plus grosse que WhatsApp. Il s'agit pour les gens de reconnaître les alternatives et de les utiliser de manière appropriée pour leurs objectifs. 

Un exemple: les gens étaient toujours à leur banque. Le compte de salaire était là, c'est là qu'ils ont économisé pour leurs enfants, pris leur assurance et contracté des prêts. Aujourd'hui, vous avez un compte en ligne dans une néobanque, vous achetez vos actions ailleurs, et encore ailleurs vous avez votre épargne-retraite. Et personne ne se plaint d'être dans des institutions différentes. 

Ou peut-être un exemple qui correspond mieux à notre thème de la tech. Il y a quelques années, personne n'aurait pensé qu'à un moment donné, il pourrait y avoir quelque chose qui pourrait menacer le réseau social Facebook. Puis les gens sont partis en masse vers Instagram. Et sur TikTok. Facebook peut acheter toutes les startups ou en reproduire les principales features, mais nous voyons toujours des gens qui se dirigent vers différentes plateformes pour différents cas d'utilisation. 

Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les apps de messagerie? Presque tous les autres messageries offrent plus de possibilités que WhatsApp. Les gens se rendront compte avec le temps où se trouvent les points forts. Pour le chat, vous êtes mieux sur la plate-forme A, pour la vie privée vous prenez B, pour l'envoi de fichiers plus volumineux vous préférez aller sur C et pour les mises à jour de statut sur D. Cela n'en fait pas un concurrent. 

Tôt ou tard, les gens apprendront à utiliser la meilleure application pour chaque objectif. C'est un processus qui prendra du temps, c'est clair. Mais c'est aussi un processus qui a été lancé la dernière fois qu'il y a eu des problèmes avec WhatsApp, et il ne sera pas arrêté. Cette course n'est pas un sprint - c'est un marathon!

Qui a remporté cet échange, selon vous?

La morale face au business et la difficulté de changer les choses

Antoine: Comme toi, je reste convaincu que la plupart des utilisateurs lambda préféreront toujours le confort d'utilisation à la protection de leurs données. Et que pour chaque niche/public, il y a une application, donc l'importance est d'avoir le choix.

Oui, les personnes soucieuses de la protection de leurs données personnelles et suffisamment informées sur le sujet n'ont pas attendu le scandale WhatsApp pour passer à des alternatives plus respectueuses des données. L'affaire WhatsApp a eu le mérite de souligner une fois de plus l'importance des questions entourant nos données personnelles et leur collecte par le biais de services gratuits.

Mais je crois que Signal ou Telegram n'ont pas vraiment saisi cette opportunité au maximum. Ils se sont contentés de prêcher aux convertis, sans être vraiment pédagogiques ou suffisamment attractifs pour capter les profanes, qui constituent l'essentiel de la base d'utilisateurs de WhatsApp, et d'ailleurs de toute application grand public.

La minorité, loin d'être insignifiante, des utilisateurs engagés dans la protection de leurs données ne suffit pas pour l'instant. Ni Signal ni Telegram n'ont atteint une masse critique d'utilisateurs qui leur permettrait d'être considérés comme des concurrents crédibles du géant WhatsApp.

Je ne dis pas cela avec plaisir, au contraire. Mais je veux juste être réaliste. Il est bon d'avoir des alternatives et un choix. Cependant, pour changer WhatsApp et l'approche éthique des géants de la technologie vis-à-vis de nos données, on a besoin de plus que des alternatives de niche. Il faut de vrais concurrents, des poids lourds capables de mettre réellement et durablement en danger WhatsApp, en le forçant à changer ou à disparaître avec le changement.

Et à l'heure actuelle, ce n'est pas le cas. Combien de scandales faudra-t-il pour créer un véritable changement dans la conscience des gens? La vie privée ne devrait pas être une caractéristique spécifique adaptée à un type d'utilisateurs spécifiques et fournie par un type d'application spécifique.

Il s'agit d'en faire une fonction par défaut, de la faire entrer dans le mainstream. Pourquoi WhatsApp voudrait-il changer quoi que ce soit s'il n'y a pas un seul big player qui renverse le jeu? Et comment pourrait-il y avoir un acteur suffisamment important pour le faire si toutes les alternatives se contentent de répondre à leurs propres niches respectives sans faire appel aux masses, c'est-à-dire à la masse des utilisateurs qui comptent réellement pour faire bouger les choses?

Casi: Tu as tout à fait raison, mon cher Antoine. Mais tout de même, ce n'est pas seulement une question de taille. Il y a quelques années, il n'y avait qu'Apple et Samsung sur le marché des smartphones. Aujourd'hui, il y a aussi OPPO, Xiaomi, Huawei, Vivo, et tant d'autres qui n'ont peut-être pas le pouvoir comme Apple et Samsung à eux seuls, mais qui prennent miette après miette des parts de l'ensemble du gâteau.

Je pourrais continuer à citer des exemples qui montrent comment, dans un monde globalisé, c'est de plus en plus difficile pour les grands de ce monde - parce qu'ils attirent aussi toute notre attention pour chaque erreur qu'ils commettent. Et Facebook continuera à faire des erreurs. 

Ce n'est probablement pas une grande évolution, car les petites choses qui se passent aujourd'hui, une tempête après l'autre, traversent le pays. Mais cela montre aussi qu'à notre époque, on ne peut pas échapper à l'attention, même avec la plus petite erreur. 

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La prochaine shitstorm autour de WhatsApp ne tardera pas à tomber. / © NextPit

Et on a vu aussi qu'en un rien de temps, WhatsApp a répondu aux plaintes, s'est rétracté, nous a dit que nous, en Europe, ne serons pas concernés par les changements. Pourquoi nous disent-ils cela alors qu'ils sont soi-disant intouchables et tout-puissants? Ils ont déjà remarqué que le vent a tourné. Quand t'en rendras-tu compte, Antoine?  

Antoine: Je ne suis pas du tout d'accord avec cet exemple. Aucun des fabricants émergents d'Android en Europe n'a affecté Apple dans sa démarche. Pire encore, la plupart d'entre eux ont commencé par imiter Apple et leurs iPhones (Xiaomi, Oppo, Huawei). Et ils continuent à suivre les tendances imposées par Apple, l'adoption des smartphones sans chargeur pour "sauver la planète" n'étant qu'un des derniers exemples parmi tant d'autres.

Apple continue de vendre des smartphones à prix élevés. Les iPhones sont toujours parmi les smartphones les plus vendus dans le monde. Rien n'a changé. On a juste plus de choix. Mais le rapport de force reste le même. Les fabricants chinois n'ont pas moralisé le marché de quelque manière que ce soit. Et Samsung aspire à avoir un écosystème aussi fermé que celui d'Apple, ils veulent tous être dominants.

Je ne pense vraiment pas que cette comparaison s'applique à la situation de WhatsApp et au point que tu essaies de faire valoir. L'idéalisme n'est pas un bon modèle économique. C'est l'appel aux masses qui marche et qui fait vendre. Et pour ce faire, il faut des efforts pour aider et en quelque sorte "forcer" les gens à faire un autre choix.

Et quand je dis "autre choix", je ne veux pas dire choisir telle ou telle application parce que c'est la bonne chose à faire. La morale ne l'emportera jamais sur notre égoïsme inné. Mais il faut que le produit ou service, qui est plus éthique, soit tellement bon que les gens n'auront plus de raisons de s'en tenir aux anciennes solutions.

Signal et Telegram devraient rendre leurs applications si riches en fonctionnalités et si similaires à WhatsApp, avec en prime une meilleure protection des données, s'ils veulent vraiment que les gens prennent le virage durablement. S'ils s'attendent à ce que les gens changent simplement parce qu'ils devraient être plus conscients de leurs données, ce qui devrait être le cas bien sûr, alors c'est tout simplement de l'idéalisme vain.

On ne peut pas attendre des gens qu'ils fassent ce qu'il faut en sacrifiant leurs avantages simplement parce que c'est la bonne chose à faire. Toute friction, tout obstacle, toute difficulté découragera la plupart des gens de s'en tenir à ce qu'ils savent, à ce qui est facile. Quel est donc l'intérêt de courir un marathon si on se tire dans le pied, hein?

Qui a remporté cet échange, selon vous?

Eh voilà, ce second Slack Fight s'achève! Les journalistes débattent souvent entre eux mais ces discussions sortent rarement du cadre privé qu'est Slack. Est-ce que d'autres Slack Fights sur d'éventuels sujets clivants comme celui-ci vous intéresseraient? Faites-le moi savoir dans les commentaires! 

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11 Commentaires

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  • Ali Gator depuis une semaine Lien du commentaire

    J'ai plusieurs contacts, notamment de la famille, qui utilisent Whatsapp et ne sont pas près de changer. Ils sont habitués à Whatsapp, il y a des fonctionnalités tellement cool, tous leurs contacts utilisent également Whatsapp et tant que ça marche très bien, bah on change pas. Alors, ils ont quand même conscience du scandale, ils s'inquiètent un peu de leurs données. Mais ils ne changeront pas pour les mêmes raisons. S'ils changent et que les amis ne suivent pas, à quoi bon changer...

    D'un autre côté, il est vrai qu'il y a un vent de contestation suffisamment fort pour que Whatsapp fasse temporairement marche arrière, le temps que ça se calme un peu, et après on repart en avant toute. Whatsapp a tenté de rassurer plusieurs fois, en vain. La faute à un niveau de confiance assez bas entre les contestataires et Facebook/Whatsapp.

    Au final, le vent n'a pas tourné, il a juste changé un peu de sens. Il y aura une vague de départs de Whatsapp vers les messageries plus sécurisées comme Signal ou Telegram, c'est certain. Mais ce ne sera qu'une partie infime parmi les 2 milliards d'utilisateurs Whatsapp, sans doute quelques millions. En tout cas, c'est pas ce scandale qui provoquera un exode massif vers la concurrence. En revanche, des scandales comme celui-là, il y en aura d'autres. Et ça peut concerner Facebook, Google, Microsoft où même Apple.

    Donc, Antoine à raison. Mais Carsten n'a pas tort non plus.
    Match nul !


  • J'ai entamé l'article, je ne peux m'empêcher de remarquer que dans les "sondages" Antoine ne peut qu'avoir "parfaitement raison" et que Carsten ne peut avoir que "marqué un bon point". 🤔 Serait-il inconcevable que Carsten puisse lui aussi avoir "parfaitement raison" ? Au moins de temps en temps ? Pas même une fois ? 😁

    Pour ma part, je n'arrive pas à choisir, je sens qu'Antoine a probablement raison (mes contacts vont d'ailleurs dans ce sens), mais je souhaiterais que ce soit Carsten qui n'ait pas tort. Mais lorsque j'observe le comportement électoral des gens, et ce malgré les innombrables scandales dénoncés par exemple par le Canard Enchaîné depuis de nombreuses décennies, je crains qu'Antoine n'ait malheureusement raison.


    • louis hory depuis une semaine Lien du commentaire

      Le réalisme (concernant l'analyse de la situation) soutenu par Antoine correspond bien mieux à nos deux points de vue, pas étonnant que l'on s'y retrouve beaucoup plus.
      Évidemment ce n'est pas très réjouissant mais l'idéalisme progressiste (honorable sans aucun doute mais je préfère préciser...) de Carsten ne va pas "renverser la table" aussi facilement sous le prétexte que cela est bien nécessaire et même indispensable.


    • Antoine Engels
      • Admin
      • Staff
      depuis une semaine Lien du commentaire

      Mdr arrête un peu à la fin. La formulation des réponses est évidemment ironique. Comme dans le précédent épisode où j'écrivais que "Antoine a littéralement détruit Ben sur place." Ce n'est pas un complot pour vous influencer lol. C'est tellement gros, tellement peu subtil, je pensais que ce serait évident pour tout le monde.


  • Luna depuis une semaine Lien du commentaire

    Antoine a raison , les utilisateurs continueront à utiliser WhatsApp peu importe le nombre de scandales.

    Par contre ce qui me choque quand j'utilise Viber , c'est ce duo bidon d'alternatives sponsorisées par Elon Musk, pire que le énième scandale de WhatsApp finalement.


    Enfin pour ceux que ça intéresse, la meilleur alternative à Whatsapp pour ProtonMail est Suisse avec Threema, comme quoi, on n'a pas besoin de chercher très loin pour garder le contrôle sa confidentialité

    https://protonmail.com/blog/whatsapp-alternatives/


    • Threema n'est pas la meilleure alternative dans l'absolu, c'est une alternative, comme OLVID l'est en France.

      Cette dernière est certifiée par l'ANSSI

      Je l'utilise dans mon quotidien pro et perso.

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