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Facebook face au dilemme des publicités politiques

Facebook face au dilemme des publicités politiques

Face aux critiques venant de la société civile et aux polémiques concernant la place d'Internet dans les démocraties modernes, le géant américain a annoncé jeudi l'activation de nouvelles fonctionnalités afin de limiter les publicités politiques intrusives sur Facebook et Instagram. Cela reste un premier pas vers la régulation, et non pas la censure, de la publicité politique par Facebook.

La place des publicités sur les réseaux sociaux

Les recettes publicitaires ne représentent qu'une infime partie des revenus de Facebook. Mark Zuckerberg, CEO de Facebook, parle de seulement 0.5% des recettes publicitaires concernant son entreprise. Pourtant, la marque a récemment été critiquée pour avoir permis la publication de fake news provenant du camp du président nord-américain Donald Trump contre son rival démocrate Joe Biden.

Comme l'a montré le scandale de la société publicitaire stratégique Cambridge Analytica (comment-facebook-se-defend-il-face-au-congres), accusée d'avoir collecté et exploité les données personnelles de millions d'utilisateurs Facebook lors des élections présidentielles américaines de 2016, il n'existe pas de corrélation entre les dépenses allouées à la publicité sur les réseaux sociaux et l'impact réel de la circulation de fausses informations sur les électeurs. Bien que Facebook signale que 85% des dépenses publicitaires sont des dépenses ciblant un panel d'électeurs (25 000 personnes), on ne peut nier l'importance du partage des publicités politiques et le rôle politique direct ou indirect joué par ceux qui partagent ces informations.

Responsabilité individuelle et pas de censure

Face aux polémiques (le supposé rôle de la Russie lors des dernières élections américaines) et au calendrier électoral en cours aux Etats-Unis (élections primaires pour élire le rival démocrate de Donald Trump et surtout les élections présidentielles de novembre 2020), Facebook a décidé de prendre les devants. Désormais, les utilisateurs de Facebook et d'Instagram pourront contrôler eux-mêmes la façon dont les annonceurs ciblent puis atteignent ces deux plateformes. Ce choix vise à permettre aux utilisateurs de ne plus être passifs face aux pubilicités en les encourageant à prendre davantage leur responsabilité. 

Facebook se détache de ses concurrents

La position de Facebook cherche à accompagner les utilisateurs (futurs électeurs pour certains d'entre eux) dans leur gestion des informations politiques. A la différence de ses rivaux Google et Twitter qui ont respectivement limité et bloqué les publicités politiques, Facebook appelle à une auto-régulation par ses propres utilisateurs. Pour le CEO de Twitter, Jack Dorsey, leur blocage s'explique par le fait que ce sont les follow et les retweet qui font le succès d'une publicité politique. On pourrait rajouter que c'est la circulation de l'information qui finit par faire l'information, même si celle-ci contient des allégations trompreuses.

En tout cas, Facebook a choisi de répondre aux critiques en affirmant que les utilisateurs n'ont pas de quoi être inquiets. Selon Andrew Bisworth, un cadre supérieur de Facebook, des scandales comme ceux de Cambridge Analytica sont des non-événements car "les outils qu'ils ont utilisé n'ont pas fonctionné. Toutes les déclarations qu'ils ont faites ne sont que des bêtises". Quoi qu'il en soit, l'année électorale qui s'ouvre aux Etats-Unis sera une année où la publicité politique sur les réseaux sociaux sera à surveiller avec grande attention.

Source : Forbes

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  • Quand une entreprise comme Facebook se réclame de l'autodiscipline dans cette problématique, on (tout ceux, en tous cas, non lobotomisés par ce système) devine facilement pourquoi fait il (pour une fois...) autant confiance à l'intelligence individuelle des individus.