Il faut se serrer les coudes, même à distance

Avant que certains et certaines d’entre vous ne lèvent les yeux au ciel, à juste titre, en vous disant « encore un qui veut m’apprendre la vie », laissez-moi m’expliquer rapidement, je vous prie.

Chez NextPit, nous sommes un site qui s’intéresse principalement aux thèmes et surtout aux produits liés « lifestyle numérique » et qui essaie de vous les faire connaître ou en tout cas mieux comprendre. De mon point de vue, c’est justement le numérique et la surcharge de notre société qui en découle qui nous ont tous amenés au bord de ce dont je voudrais parler dans cet article: la division!

Ces derniers mois, j’ai souvent lu que la politique avait favorisé la division de la société. Il est intéressant de constater que de telles lignes sont désormais lues partout dans le monde. De nombreux pays dotés d’une presse libre rapportent des faits similaires: des peurs d’un côté, qui ne cessent de s’amplifier à travers ce que l’on appelle les bulles de filtre, tel un tsunami qui s’abat sur une terre plate.

Apprendre à vivre ensemble dans le Web3 

En 46 ans de présence sur cette planète, je n’ai encore jamais vu à quel point nous, les hommes, sommes devenus divisés. Il y a pourtant des questions urgentes de notre époque – en premier lieu le Covid-19 et le changement climatique.

Ce qui me tracasse, c’est que beaucoup d’entre nous ont cessé d’écouter les experts. Au lieu de cela, c’est le scepticisme qui prévaut et l’on part soi-même à la recherche de la vérité sur Internet, sur les réseaux sociaux et sur des forums, où se retrouvent des personnes qui semblent partager les mêmes idées et où les légendes et les contes de fées sont transformés en vérité.

Avec Internet et les réseaux sociaux, nous avons de nombreuses possibilités nouvelles et vraiment merveilleuses. Mais il est évident que nous n’avons pas encore appris, en tant que société, à vivre avec eux et à les utiliser correctement.

On n’est pas divisé en deux mais en plusieurs milliards

Mais ce qui m’attriste vraiment, c’est une constatation qui a mûri en moi ces dernières années et qui s’est déployée avec force en 2021. Il ne semble pas y avoir de véritable « nous ». Au lieu de cela, le « moi » règne de plus en plus. L’égocentrisme et l’attachement à l’instant présent qui en découle, a selon moi conduit cette année tout particulièrement à un manque de réflexion prospective.

C’est surtout dans les problèmes les plus urgents de notre époque – la lutte contre la pandémie et celle contre le changement climatique – que les politiques, mais surtout la société, ont échoué.

Pour nous, le moment présent et les deux prochaines semaines sont plus importants que les deux prochaines années, les deux prochaines décennies ou même les deux prochains siècles. C’est le renoncement conscient au renoncement nécessaire qui m’attriste vraiment souvent – même lorsque je pense à moi. J’aime beaucoup trop voyager dans le monde, manger de la viande et j’en ai marre des confinements.

Nous, les sociétés du monde entier, nous sommes souvent décomposées en plusieurs milliards de « moi » ces dernières années. La nécessité de restrictions pour nous préserver, nous les humains et les autres en général, des problèmes actuels et surtout futurs est devenue une question de négociation.

Pourquoi devrais-je changer ou me restreindre, alors que d’autres ne veulent pas en faire de même? Quel cercle vicieux!

Yippee Ki Yay

Aujourd’hui, c’est donc Noël. Il y a certainement un film de la série « Die Hard » à la télévision. Comme d’habitude, Bruce Willis sauvera le monde à la fin, allumera une cigarette et lancera sa formule.

Je souhaite pour moi et pour nous tous, à l’occasion de cette fête, que nous nous rapprochions à nouveau en tant que société, que nous comblions les fossés, que nous commencions à penser et à agir de façon prévoyante.

Que nous apprenions à considérer le MOI comme une partie du NOUS et que nous considérions notre petit renoncement à un peu de liberté (en portant un masque ou en supportant des règles de distanciation) ou en changeant nos habitudes (par exemple en laissant notre voiture pour aller à la boulangerie) non pas comme une punition individuelle, mais comme un effort collectif.

Joyeux Noël, chère communauté NextPit. Passez de belles fêtes, restez en bonne santé.