Black Lives Matter: Les entreprises tech devraient-elles rester apolitiques?

Black Lives Matter: Les entreprises tech devraient-elles rester apolitiques?

OPINION - Face au contexte brûlant aux Etats-Unis ces derniers jours, certaines marques et entreprises tech (mais pas que) ont décidé d'annuler leurs événements, certaines se ralliant même officiellement au mouvement Black Lives Matter et d'autres participant activement au débat public. Mais est-ce vraiment leur rôle? La tech devrait-elle rester neutre face aux questions sociales et politiques? 

La question se pose aussi pour nous, un média tech à qui on pourrait reprocher de parler d'un sujet qui ne le concerne pas. Mais le climat sociétal a rarement été aussi brûlant aux Etats-Unis depuis la mort de George Floyd, tué par un policier à Minneapolis le 25 mai dernier. Un climat de soulèvement populaire et de manifestations, pacifiques comme violentes, contre un racisme systémique et des violences policières qui gangrènent le vivre-ensemble américain.

Logiquement, le débat public est investi par de nombreux acteurs politiques, activistes, polémistes mais aussi des entreprises privées. Rien qu'en tech, Google, Sony, EA ou Microsoft ont annulé leurs conventions respectives prévues en juin. Sony a même ajouté que "des voix plus importantes ont besoin d’être entendues", se ralliant officiellement à la cause des manifestants. 

D'autres entreprises tech, comme Twitter, s'immiscent activement dans le débat public. Le géant des réseaux sociaux a notamment fait parler de lui en modérant certains tweets de Donald Trump et d'autres personnalités politiques autour des manifestations anti-racistes de Minneapolis et dans le reste du pays. 

Mais à quel point des entreprises privées avec des intérêts privés et qui ne représentent pas le public peuvent elles prendre part au débat public? La neutralité totale serait un non-sens selon moi, et c'est une opinion personnelle que je défends dans cet article. Pour autant, cela me gêne de voir des acteurs privés s'accaparer des problématiques qui les dépassent.

Les entreprises et les marques ne peuvent pas fermer les yeux

En tant que marque, le premier objectif est de développer une relation avec ses consommateurs, actuels et potentiels. Une relation de confiance en se rendant identifiable ou "relatable" comme on dit en anglais. Une marque qui n'est pas déconnectée de ma réalité, qui prend en compte ce qui se passe autour de moi, montre qu'elle s'intéresse à moi.

On l'a vu à plusieurs reprises avec Nike par exemple, qui surfe souvent sur les polémiques sociétales pour y aligner ses produits ou ses campagnes de pub. C'était le cas pour la vente de Hijab pour le sport, alors qu'en France une initiative similaire de Décathlon a échoué face aux polémiques.

Un autre exemple, plus en lien avec le contexte actuel, était la campagne de Nike avec comme égérie Colin Kaepernick, un joueur de football américain devenu symbole des protestations contre les violences policières et la haine raciale. 

Dans les deux cas cités ci-dessus, un succès commercial et boursier s'en est suivi pour Nike. Mais de l'autre côté, on a aussi eu droit à une levée de boucliers qui a fustigé l'initiative de Nike, allant jusqu'à l'appel au boycott de ses produits. Certes, une partie des détracteurs étaient des opposants "idéologiques" et politiques au mouvement Black Lives Matter par exemple, dont certains étaient sûrement racistes.

Mais d'autres opposants à cette campagne l'étaient parce qu'ils voyaient là de l'opportunisme d'une marque surfant sur un contexte social pour faire parler d'elle et vendre des produits. En tech, cette même critique s'applique encore plus. Pourquoi Sony Playstation se prononce sur la lutte anti-raciste aux Etats-Unis? Quelle est sa légitimité? La question ne se pose pas vraiment selon moi.

Certes, c'est une critique constante qu'on renvoie aux marques dans cette ère où il faut être de plus en plus "woke" ou conscient des problématiques sociétales. De nombreuses entreprises se mettent du côté du "bien" pour redorer leur image par pur intérêt commercial. 

Mais c'est selon moi une évolution logique des marques qui est nécessaire pour s'adapter à une société aux mœurs changeantes bien que cette évolution ne soit pas totalement désintéressée. C'est là où devrait se situer la limite selon moi. Une marque tech ne peut pas ignorer un contexte particulier ou un fait d'actualité aussi fort que des manifestations anti-racistes à échelle nationale. C'est normal qu'elle en parle. Mais de là à prendre partie?

Quand des entreprises privées investissent le débat public

Pour une marque comme Sony, Google ou Microsoft, exprimer publiquement son opposition au racisme et aux violences policières n'a rien de problématique pour moi. Je trouve donc les annulations d'événements tout à fait logiques et salue les initiatives prises par des marques de montrer qu'elles sont conscientes des enjeux que présente le climat social actuel. 

Il y a effectivement des choses plus importantes que la PS5 et Android 11 en ce moment. Mais ce que je trouve dangereux est le fait que ces marques prennent partie. Qu'on se comprenne, il n'y a pas de camps sur la question du racisme. On ne peut pas être "pour" le racisme et le défendre de manière légitime, je pense qu'on peut tous s'accorder sur ce point. 

Quand je parle du fait de "prendre partie", je fais référence au fait que le débat public autour du racisme systémique et comment organiser son éradication oppose des camps politiques. Les mouvances anti-racistes comme Black Lives Matter et d'autres face aux courants pro-policiers (Blue Lives Matter) ou universalistes (All Lives Matter) mais aussi des mouvements racistes de l'alt-right. 

En l'occurrence, c'est particulièrement le cas de Twitter que je trouve gênant ici. La plateforme a modéré à plusieurs reprises des tweets de Donald Trump notamment un tweet lié aux manifestations de Minneapolis parce qu'il enfreignait "les règles de Twitter relatives à la glorification de la violence." 

Certes, le fait que le président américain menace les manifestants que "s'ils commencent à piller, on va commencer à tirer" est contestable et je comprends dans un sens la modération de Twitter. Mais pour autant, ça me gêne de voir Twitter prendre les couleurs, littéralement, du mouvement Black Lives Matter et de partager son hashtag dans la bio de son compte officiel.

Non pas que je sois contre ce mouvement, mais c'est dérangeant pour moi qu'une plateforme comme Twitter prenne parti dans une lutte sociale alors qu'elle aspire en même temps d'en être l'arbitre. D'autant que la plateforme, tout comme Facebook, est connue pour héberger des contenus haineux et avoir du mal à empêcher leurs prolifération.

La modération face à l'impartialité: le cas Twitter

Selon Mark Zuckerberg, les plateformes ne devraient d'ailleurs pas "jouer le rôle d'arbitres de la vérité en ligne" et c'est pourquoi Facebook et Twitter exonéraient jusqu'alors les personnalités politiques comme Trump de la plupart de leurs règles. Le tout au profit du respect de la liberté d'expression qui est beaucoup plus inconditionnelle aux US qu'en France.

Je ne partage pas non plus l'approche de Mark Zuckerberg. La modération à taux zéro est une déresponsabilisation que même Youtube a dû abandonner avec son statut de "safe heaven" qui fait d'une plateforme un simple hébergeur de contenu donc pas responsable de la nature du contenu qu'elle héberge. Ce statut est prévu par la section 230 du "Communications Decency Act", un texte que Trump veut modifier pour qu'il ne s'applique plus à Twitter. 

Dès lors que la plateforme intervient sur le contenu qu'elle héberge, elle prend de facto un certain rôle d'éditeur. Et c'est une bonne chose selon moi. Je suis pour que Twitter modère les tweets qui circulent sur ses canaux. Mais qui veut modérer se doit d'être impartial, surtout si la modération porte sur le débat public et politique. 

On ne peut donc pas rester neutre comme Facebook mais l'approche de Twitter est biaisée selon moi. Le fait de modérer un tweet de Trump perd toute légitimité lorsque la plateforme déclare ouvertement son soutien à des mouvements foncièrement anti-Trump.

Je ne pense pas que "se taire revient à être complice" comme a pu le tweeter Netflix en rapport avec les événements de Minneapolis. Mais je ne pense pas non plus que des entreprises, tech ou autres, aient une obligation de rester neutres.

Je comprends qu'elles se prononcent officiellement. Elles comptent des personnes de tous horizons parmi leurs clients et surtout leurs employés. Difficile de rester silencieuses sur la question du racisme aux Etats-Unis pour ces boîtes qui ont des employés et des clients noirs et qui veulent être entendus.

En fin de compte, le but selon moi ne devrait pas être de parler pour ne pas paraître complice. Il suffirait de montrer qu'on reconnaît la gravité de la situation actuelle et l'importance des enjeux qu'elle représente. Mais ne pas outrepasser sa nature d'entreprise commerciale pour donner une dimension politique à des prises de position qui ont, au moins en partie, une portée marketing.

En gros, il faut pour moi un entre-deux entre l'approche de Facebook et Twitter. Il faut être neutre en tant que marque, en tant que société, ne pas prendre partie. Et il faut modérer le contenu qu'on héberge s'il est contraire aux règles liées à l'incitation à la haine et la violence par exemple. Mais pas parce qu'il est contraire à une position politique qu'on a adopté en tant qu'entreprise privée.

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25 Commentaires

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  • OUI, à la question titre. Perso, je me désabonne ou ne consulte plus aucun(e) site/page qui donne son avis en encart sur des faits de société et/ou politique. Chacun a son avis, ce n'est pas à des sociétés ou des sites en ligne, ou même encore des chaines youtube qui n'ont rien à voir avec le sujet qu'elles abordent, de me dire quoi penser et pire de me donner des leçons de morale.


  • Luna depuis 4 mois Lien du commentaire

    Je ne considère pas Twitter et Facebook comme des entreprises Tech mais comme des concierges qui gagnent de l'argent en alimentant les rumeurs et en jettant de l'huile sur le feu, pas Sony, Nike ou Google et ce qu'ils se passent chez eux comme le dit Jérôme Paris qu'il y reste car c'est un contenu réservé aux membres pour le commenter.


  • Je ne partais pas à la chasse aux compliments mais je ne vais pas m'en plaindre!


    • Ce n'est jamais un exercice facile, encore moins avec ce type de sujet "casse-gueu..." et des commentateurs très sourcilleux sur leurs convictions (je m'inclus dedans...)


  • On est entré dans l'ère de la post-vérité, un monde où il n'y a plus de distinction entre vérité et mensonge, où tout se vaut, où tout est relativisé.
    Il faut relire Hannah Arendt qui, déjà dans les années 50, analysait cette évolution comme un ferment essentiel de l'émergence d'une société de masse, un agglomérat d'individus atomisés qui n'ont plus rien en commun puisque chacun est détenteur de sa propre vérité. C'est la société de masse qui est le berceau des totalitarismes, dont elle constitue un prémice indispensable.
    " … le résultat d’une substitution cohérente et totale de mensonges à la vérité de fait n’est pas que les mensonges seront maintenant acceptés comme vérité, ni que la vérité sera diffamée comme mensonge, mais que le sens par lequel nous nous orientons dans le monde réel se trouve détruit. » (« Vérité et politique », dans La crise de la culture, p. 327-328).
    Qu'un type comme Zuckerberg prenne les positions qu'il a prises n'a rien d'étonnant, car Facebook est un acteur-clé du néo-totalitarisme dont les bases sont déjà installées et qui va tranquillement se développer jusqu'à un point de non retour dans les prochaines années.
    Et comme des grenouilles dont le cul est trempé dans une casserole d'eau qui chauffe lentement, les partisans d'une liberté d'expression qui revendiquent de placer le mensonge et la vérité sur le même plan construisent collectivement les fondations du néo-totalitarisme, dont on voit bien (aux Etats-Unis, au Brésil, en France et ailleurs...) les bases s'installer fermement. On aura les régimes politiques qu'ils auront aidé à mettre en place. Hannah Arendt (mais aussi Orwell et d'autres) avaient pourtant prévenu...
    Alors oui, dans un tel contexte, il n'y a pas d'entre-deux à envisager, ni de position molle à adopter. Face à la radicalité de ce qui se déroule sous nos yeux, il n'y a qu'une contre-radicalité qui est envisageable.
    Désolé pour ceux qui ne seront pas d'accord, mais je ne vais pas jouer les défenseurs de la liberté du vide en faisant l'éloge du règne de la post-vérité. Car c'est bien de cela dont il est question.


    • Du coup c'est quoi la post-vérité colportée dans ce cas précis?


      • Dans ce cas précis, c'est quand :
        1 / Un chef d'Etat balance un truc, dans le cas présent, le vote par correspondance entretient la fraude de masse, qui ne repose sur aucun fondement, mais qui est asséné pour maximiser ses chances de réélection
        2/ Le fait que Twitter, sans bannir le message en question, invite à "vérifier les faits" en envoyant un lien vers des articles pointant des études sérieuses sur le sujet, et dont les conclusions vont à l'encontre des affirmations du chef d'Etat.
        3/ Le fait que ce chef d'Etat, en réaction, récuse toute possibilité de mise en doute de son affirmation et que ses partisans, au nom d'une pseudo liberté d'expression, considèrent que son droit à balancer son truc est inaliénable, quand bien même il se pourrait que ce soit faux. Quand l'éloge de la liberté d'expression s'accompagne d'une indistinction revendiquée entre vérité et mensonge, et que cela concerne des décideurs qui ont du pouvoir, on est dans le règne de la post-vérité.


      • Ok, merci je comprends, c'est beaucoup plus clair!
        C'est vrai que la conception de la liberté d'expression est bizarre et tellement plus absolue aux US qu'en France. Là où la loi française du 29 juillet 1881 donne beaucoup d'encadrement, le 1er amendement américain est presque inconditionnel.


      • Oui, d'ailleurs, ça va bien aussi avec le 2e amendement, qui repose sur la même logique : " Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé."


    • Mais je suis parfaitement d'accord avec ta position.
      Il faudra toutefois bien définir que chacun entende la même chose sur ce qu'est la post-vérité et je ne dis pas cela pour atténuer ma première phrase mais pour être certain que l'on (nous tous pas nous deux seulement) avance sur une même ligne.


  • Sujet trop polémique sur lequel il est impossible d'avoir des échanges posés, cela excite immédiatement les passions de certains immatures incapables d'entendre des avis qui divergent du leur. Je ne m'exprimerai donc pas sur ce sujet, ce ne sont pourtant pas les arguments qui manquent, mais il est devenu trop pénible d'aborder certains sujets de nos jours.

    nas


    • C'est sûr que ton post est, quant à lui, d'un niveau de maturité exceptionnel...
      Rien ne t'empêche de t'exprimer, tu as peur de quoi exactement ?


      • @Pardayec

        Je vois que tu es toujours autant dans le jugement de l'autre... Il aura suffit d'un message dans lequel je disais ne pas vouloir m'exprimer pour recevoir la première pierre 😂, chapeau bas Pardayec, le Lucky Luke du jugement qui tire plus vite que son ombre. 👍 Je n'ose imaginer ce que tu m'aurais balancé si j'avais dit ce que j'avais à dire sur le sujet. 😂

        Je n'ai aucune envie de passer des heures ici à batailler sur des sujets polémiques, je ne viens pas sur un site tech pour cela. Lorsqu'il m'arrive de vouloir échanger sur des sujets sensibles, je le fais sur Twitter.


      • @ Pardayec

        Pourquoi cette violence verbale sans chercher à comprendre ce que veut exprimer Jérôme ?
        Toujours cette certitude de posséder bien plus que (tous) les autres la vérité sur des faits dont chacun n'a pas FORCÉMENT suivi l'entièreté du déroulement dans les médias ??
        Je crains que tu desserves la (juste) cause que tu souhaites servir, c'est dommage.

        Avoir un certain recul (s'informer plus et mieux donc) AVANT de vouloir s'exprimer n'est pas spécialement un signe de manque de maturité... tout au contraire, c'est du moins mon avis.


      • @Louis

        Il me traite d'immature, je lui renvoie la balle...
        Moyennant quoi j'applique un principe qui t'es cher, je crois : Le juste retour de bâton, c'est comme ça que tu l'appelles non ?
        Et encore j'étais plus gentil, moi je ne parlais que de son post, pas de la personne.


      • Jérôme, je te cite : " cela excite immédiatement les passions de certains immatures incapables d'entendre des avis qui divergent du leur"

        --> Évangile de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! »

        Amen 😂


      • @ Pardayec

        Je ne crois pas du tout que Jérôme ne visait que toi en parlant d'immatures. Par contre, je pense qu'il en existe une proportion non négligeable ici et bien sûr tout autant en dehors du site.

        Par contre, la violence verbale dont tu ne cesses de te servir ces temps-ci pourrait en effet être considérée comme un manque de maturité.
        Je pense qu'un peu d'attention à l'autre et de bienveillance ne peut pas faire de mal à personne dans ce genre de discussion où les avis peuvent être particulièrement tendus.

        Et Jérôme a souvent déclaré préférer ne pas chercher de polémiques et abandonner la discussion sur des sujets où chacune des parties est certaine que l'autre restera sur sa position sans entrevoir un moyen de faire progresser la discussion et du coup éviter toute violence inutile. J'en ai déjà discuté avec lui pour me permettre de répondre à sa place...même s'il le ferait mieux que moi 😉

        Mais libre à toi de croire de penser que je ne cherche qu'à défendre mon ami Jérôme... qui n'a pas forcément la même opinion que moi sur des sujets comme celui de l'article ou d'autres.
        Il peut arriver que couper court à la discussion soit, DANS CERTAINS CAS, le début de la sagesse et dans cette option, Jérôme a plus de sagesse que moi et je n'ai aucune honte à l'avouer.


      • Donc au lieu de débattre de l'article vous débattez entre vous du fait que ça ne sert à rien de débattre en vous. Je suis sur le Q.


      • " Je ne crois pas du tout que Jérôme ne visait QUE toi en parlant d'immatures"
        Il me visait, ça me suffit.
        Compte tenu du fait que les gens qui s'expriment actuellement sur AndroidPit sur ce type de sujets se comptent sur les doigts d'une main, et compte tenu aussi du fait que sa remarque fait étrangement écho aux échanges d'hier, permets-moi de douter plus que fortement de ce que tu dis.
        Je suis peut-être "immature" ou "bidon", mais pas naïf.
        Donc oui je pense que tu ne cherches qu'à défendre ton ami Jérôme, ce que d'ailleurs je peux comprendre. C'est un biais de perception parmi d'autres.


      • Non, tu n'es pas naïf et tu as bien trop peur de l'être pour montrer autant de méfiance mais c'est ton droit le plus strict, j'en conviens facilement. Et je m'arrêterai là pour répondre à la demande d'Antoine.

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