Le dispositif, appelé Brain Interchange, est conçu pour aider les survivants d’un accident vasculaire cérébral à retrouver un contrôle moteur en exécutant une stimulation cérébrale précise. Il est entièrement implantable, fonctionne sans fil et peut lire et stimuler l’activité cérébrale en temps réel. C’est ce qu’on appelle la neurostimulation en boucle fermée.
Nulle question de faire des super manipulations high-tech ou de jouer avec votre cerveau : CorTec travaille ici sur quelque chose de plus concret, comme aider les personnes à retrouver leurs mouvements après un accident vasculaire cérébral. L’implant envoie de petits signaux électriques au cerveau pour favoriser la guérison et le rétablissement. Si l’implant fonctionne, il pourrait constituer une avancée majeure dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux et montrer au monde que l’Europe peut aussi être au sommet en matière de technologie cérébrale.
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L’approche de CorTec est différente de celle de Neuralink
La percée de CorTec intervient peu de temps après que Neuralink a implanté sa puce Telepathy chez plusieurs patients aux États-Unis, leur permettant de déplacer un curseur ou de jouer à des jeux grâce à leur simple pensée. L’exemple le plus connu est celui de Noland Arbaugh, le premier patient de Neuralink. Alors que Neuralink se concentre sur la connexion des cerveaux aux ordinateurs, CorTec utilise sa technologie pour faciliter la récupération après un accident vasculaire cérébral.
Dans une interview accordée au Handelsblatt, Martin Schüttler, directeur de la technologie de CorTec, a expliqué que l’entreprise suivait une voie différente de celle de Neuralink. « Nous communiquons avec le cerveau à l’échelle du réseau », a-t-il déclaré, alors que d’autres visent la précision à la cellule près.
Neuralink utilise plus de 1 000 électrodes insérées directement dans le tissu cérébral pour interagir avec les neurones individuels. Le système de CorTec, lui, est moins invasif : il place un tapis à 32 canaux à la surface du cerveau, dont le but est de stimuler et lire l’activité de réseaux neuronaux plus importants.
L’objectif n’est pas un contrôle ultra-précis, mais plutôt d’obtenir une stabilité permettant l’utilisation à long terme dans le cadre d’un traitement médical. Au lieu de s’implanter dans le cerveau cellule par cellule, CorTec utilise le système dans son ensemble.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Selon CorTec, l’essai clinique mené à l’université de Washington permettra de tester la sécurité du système et de rechercher les premiers signes de son efficacité. Une chose est sûre : l’entrée de CorTec dans les essais sur l’Homme change déjà le paysage de la technologie cérébrale.
Chaque année, 1,7 million de personnes aux États-Unis et en Europe sont victimes d’un accident vasculaire cérébral, qui entraîne souvent la perte des fonctions motrices du bras. La rééducation peut aider, mais elle n’est pas toujours suffisante. L’interface cerveau-ordinateur de CorTec est conçue pour favoriser la récupération en stimulant le cerveau et en favorisant la neuroplasticité. Si elle fonctionne, elle pourrait aider les patients à retrouver leur indépendance et à améliorer leur qualité de vie.
Toutefois, la technologie doit encore faire ses preuves dans des conditions cliniques au sein de notre monde quotidien.
En fin de compte, si Neuralink contribue à la généralisation des BCI, CorTec doit maintenant démontrer qu’elle peut transformer l’idée en progrès médical réel. L’avenir semble prometteur, n’est-ce pas ?
L’histoire ne dit pas pourquoi une industrie de pointe allemande opère aussi délicatement (dans tous les sens du terme 😁) aux États-Unis plutôt qu’en Allemagne…
Explication légale ou non ?
Humilité trop forte ou non ?
Besoin de plaire à Donald ou de déplaire à Elon ?
Dommage, il y avait de quoi attirer les clics !
Et de satisfaire les curieux.